Définitions de la pauvreté absolue et pauvreté relative en sociologie. Autour de la "pauvreté".

This article in english: click here

Article écrit fin 2011, revu début 2014.

En sciences sociales, la pauvreté se décline en deux sens : la pauvreté relative et la pauvreté absolue.

La pauvreté relative :

La pauvreté relative concerne les individus qui ne peuvent pas disposer des biens auxquels ils devraient avoir normalement accès, dans une société donnée et à un moment donné. En France par exemple, pour l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) une unité de consommation est dite pauvre si son revenu est inférieur à 50% du revenu médian français. Pour Eurostat (le service statistique de la Commission européenne), le seuil est de 60%.

Taux de pauvreté en France :

50% 60%

1970 12,0% 17,9%

1975 10,2% 16,6%

1979 8,3% 14,2%

1984 7,7% 13,5%

1990 6,6% 13,8%

1996 8,1% 14,5%

2000 7,2% 13,6%

2004 6,6% 12,6%

2006 6,7% 13,1%

2008 7,1% 13,0%

(Source Insee)

Ce qui signifie qu’en France, en 2008, il y avait en moyenne 7,1% de pauvres relatifs, si on prend la définition de la pauvreté relative par l’INSEE.

La pauvreté absolue :

La pauvreté absolue est la situation dans laquelle un individu n’est pas capable de subvenir à ses besoins primaires. L’ONU estime qu’un individu est dans une situation de pauvreté absolue quand il n’a pas les moyens de se procurer un panier de biens relatifs à sa survie. En France, en 2002, ce seuil était d’environ 10€ par jour.
Pour arriver aux 10€ par jour, il s’agit de faire une moyenne sur les biens "indispensables" à la survie, c’est-à-dire la nourriture quotidienne, l’achat de vêtements…

Pour aller plus loin :

Certaines recherches arrivent sur ce blog en cherchant des textes portant sur le thème de la pauvreté. En sociologie, le texte fondateur est celui de Georg Simmel intitulé Les pauvres. Il a été édité pour la première fois en français en 1998 dans Sociologie. Il a ensuite été réédité au PUF en 2005 avec une (longue) préface de Serge Paugam.

Ensuite, la sociologie de la pauvreté est un champ bien particulier de la discipline. Quelques textes s’ancrent dans ce domaine et peuvent être nommés. Les métamorphoses de la question sociale de Robert Castel (1995) par exemple, la société française et ses pauvres de Serge Paugam (1993) ou encore la force de l’ordre de Didier Fassin (2011). Ce n’est pas exhaustif mais ces trois livres touchent divers domaines de la sociologie, sous l’angle de la pauvreté. Enfin, deux textes ont déjà été présentés sur ce blog : il s’agit de la cigarette du pauvre de Patrick Peretti-Watel et du texte de Villermé sur les ouvriers lillois.

En littérature, la pauvreté a aussi été un thème largement étudié. Il suffit de reprendre la vie des Macquart de Zola pour s’en assurer. Dès le Moyen-Âge, la littérature s’est aussi intéressé à ce thème. Au milieu du XIe siècle, une partie de la Vie de Saint Alexis évoque la vie du "pauvre sous l’escalier". Au XIIIe siècle, le texte portant pour titre "la pauvreté de Rutebeufs’inscrit dans la même lignée. Je n’étends pas plus par manque de connaissances supplémentaires, mais cela devrait suffire à constituer un ensemble de textes sur ce thème.

Bibliographie :

http://brises.org/notion.php/pauvrete/pauvrete-relative/pauvrete-absolue/seuil-de-pauvrete/notId/101/notBranch/101/

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Pauvrete.htm

About these ads
Cette entrée, publiée dans 2 - SOCIOLOGIE, Sociologie de la pauvreté, est taguée . Bookmarquez ce permalien.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s